Île des Embiez : randonnée, voile et souvenirs d'enfance depuis Sanary
A visiter
06/2026

Île des Embiez : randonnée, voile et souvenirs d'enfance depuis Sanary

Je connais l'île des Embiez depuis avant que je sache vraiment naviguer. À 10 ans, mon père m'avait inscrit au club de voile des Embiez — je ne sais plus si c'était son idée ou la mienne, mais je sais que ce sont ces étés qui ont tout changé. Matin après matin, on traversait le chenal depuis Le Brusc dans la semi-remorque du moniteur, on sortait les dériveurs du parc à bateaux, et on apprenait à lire le vent sur ces eaux que je connais maintenant comme d'autres connaissent leur jardin. C'est là, sur ce plan d'eau entre l'île et le continent, que j'ai eu la peur de ma vie la première fois que le bateau a chaviré. Et que j'ai compris, en me relevant, que la mer ne vous tient pas rancune.

Aujourd'hui, quand les locataires de la Villa des Oliviers me demandent quelle excursion faire en premier, je leur réponds toujours la même chose : les Embiez. Vous êtes à moins de 15 minutes en voiture du port du Brusc, et en été la navette part directement depuis Sanary. Mais pour moi, c'est plus qu'une excursion. C'est un retour.

Pourquoi l'île des Embiez est une des plus belles escapades depuis Sanary ?

L'île des Embiez, c'est 95 hectares sans voiture, sans béton, avec une végétation méditerranéenne qui n'a pas changé depuis mon enfance. Du sommet de la Tour de la Marine, le regard porte jusqu'aux calanques marseillaises au nord-ouest, à la baie de Bandol à l'est, et au Cap Sicié plongeant dans la mer juste en face. J'ai fait cette montée des dizaines de fois depuis l'âge de 10 ans, et à chaque fois j'ai l'impression de voir la côte pour la première fois.

Ce qui rend les Embiez différentes de Porquerolles ou de Bendor, c'est leur caractère à la fois sauvage et accessible. Le tour de l'île à pied fait 6 km pour un dénivelé de 56 mètres — en d'autres termes, c'est faisable avec des enfants de 6 ans. Mais les criques qu'on traverse en chemin ont l'air d'être à l'autre bout du monde.

Le tour de l'île à pied : mon itinéraire d'initié

Je conseille toujours de partir dans le sens anti-horaire depuis le débarcadère, pour avoir la côte sauvage de l'ouest en matinée, quand la lumière est belle et les criques encore tranquilles.

La Pointe du Canoubié : dès les premières minutes après le port, on contourne la marina et on tombe sur les premières plages de galets et de rochers sculptés par le vent. Les pins maritimes penchent vers la mer. Enfant, c'est ce côté-là de l'île qu'on longeait en dériveur pendant les cours — on avait interdiction de s'approcher à moins de 50 mètres des rochers, ce qui ne nous empêchait pas d'essayer.

Les criques de la côte ouest — plages du Rix, de la Croisette, des Allemands, de la Gabrielle — se succèdent en une enfilade de petits paradis. Certaines sont bordées de roches claires et d'une eau qui vire au vert bouteille dans les fonds. Ce sont ces criques que l'on mouillait l'ancre pour déjeuner quand on naviguait en famille, bien avant que je sache ce qu'était un vrai mouillage.

La plage de Cougoussa est bien abritée du mistral — détail important dans cette région. Quand le vent se levait depuis le nord pendant les stages, c'est là qu'on rapatrié les bateaux en catastrophe, moniteur en tête sur son Zodiac. Je m'en souviens comme d'une petite crique où l'on reprend son souffle avant la montée vers la Tour.

La Tour de la Marine marque l'extrémité sud. La vue y est, sans exagération, parmi les plus belles que je connaisse dans l'Ouest-Var. On voit d'un côté le Cap Sicié et Notre-Dame du Mai, et de l'autre toute la baie de Sanary jusqu'à Bandol. Quand je montais là-haut pendant les stages, on cherchait à repérer nos dériveurs depuis le belvédère. On ne les voyait jamais — ils étaient trop petits. Mais on voyait la mer, et c'était suffisant.

Sur le chemin du retour, on longe les vignobles des Embiez. Les premières vignes ont été plantées en 1922, et l'île produit encore aujourd'hui du rosé, du blanc et du rouge. Une des surprises de l'île : on ne s'attend pas à trouver un domaine viticole à portée de rame.

Mon club de voile sur les Embiez : les années qui forment un marin

J'ai passé plusieurs étés consécutifs à apprendre à naviguer ici. Le club était installé sur la rive nord de l'île, avec ses dériveurs rangés en ligne sur la plage des Salins, les coques colorées qui séchaient au soleil entre deux sorties. L'odeur du néoprène mouillé et du sel sur la peau — je la retrouve encore chaque fois que je remets le pied sur un quai.

Ce que le club des Embiez m'a appris, ce n'est pas seulement la voile. C'est la lecture de l'eau : les reflets qui changent quand le vent tourne, le plissement de la surface qui annonce une risée, la couleur du fond qui indique la profondeur. Des choses que je n'aurais jamais apprises en restant sur la plage. Et c'est là, par une fin d'après-midi d'août avec une petite brise de sud-ouest, que j'ai fait mon premier bord seul — sans moniteur dans le bateau, juste moi et un dériveur Optimist trop grand pour mon âge, et cette ligne d'horizon qui était, pour la première fois, à portée.

Le Yacht Club des Embiez existe depuis 1960. C'est un club à taille humaine, avec plus de 200 membres, qui organise des régates officielles inscrites au calendrier FFVoile et des sorties ouvertes à tous niveaux. Si vous venez en famille et que vos enfants ont envie de tâter la voile, c'est ici qu'il faut passer.

La base nautique Nautic Passion est installée au nord de l'île, à côté de la plage des Salins — exactement là où était le club de mon enfance. Laurent y propose des cours et des stages pour enfants et adultes : catamaran, kayak, paddle, wing foil. C'est une façon de voir les criques de l'intérieur, depuis la mer, ce que le sentier pédestre ne permet pas.

Un peu d'histoire : l'île des pêcheurs, des moines et de Paul Ricard

Les Embiez sont habitées depuis le Ve siècle avant J.-C. : des fouilles archéologiques ont retrouvé les traces de pêcheurs et de navigateurs qui s'y abritaient déjà. Les moines bénédictins y ont exploité des marais salants — les Salins du Brusc dont on longe les bassins roses au début du tour. L'île est aujourd'hui gérée par la Société Paul Ricard, qui en a fait un espace naturel préservé. Pas d'hôtels, peu de constructions, une seule route goudronnée de 6 km. C'est ce choix qui explique pourquoi l'île a l'air d'être hors du temps alors qu'elle est à 12 minutes de bateau du continent.

Infos pratiques

Accès depuis Sanary : en été, navette maritime directe depuis le port de Sanary. Hors saison, rejoignez le port du Brusc à Six-Fours-les-Plages (10 min en voiture depuis la villa, parking à proximité), puis traversée en bateau — 12 minutes environ, toute l'année, 7j/7.

Durée du tour à pied : 6 km, dénivelé 56 m, 1h30 à 2h selon les pauses. Accessible à tous, sans voiture sur l'île.

Quand y aller : mai-juin et septembre pour la lumière, les criques tranquilles et une traversée plus calme. Évitez les jours de mistral soutenu : la mer peut être agitée dans le chenal.

Restauration : quelques points de restauration autour de la place du village selon la saison. Prévoir pique-nique pour les criques éloignées.

Adapté enfants : oui, tout à fait. Sentier plat et balisé, criques de l'ouest abritées du vent. Chaussures légères, crème solaire et eau.

Bon à savoir : fermeture possible des massifs en cas de risque incendie rouge. Vérifier sur risque-prevention-incendie.fr avant de partir en été.

Mon conseil de Sanaryen

Combinez la visite des Embiez avec une balade au village du Brusc avant ou après la traversée — c'est l'Ouest-Var tel qu'il était avant le tourisme de masse, avec ses pointus et ses terrasses de café face à l'eau. Si vous voulez prolonger la journée en mer, les spots de plongée autour de Toulon sont à portée de bateau depuis les Embiez. Et pour ceux qui veulent envoyer leurs enfants en stage de voile pendant que les parents soufflent à la villa — appelez Nautic Passion à l'avance, les places partent vite en juillet.

Tout cela est à moins de 20 minutes de la Villa des Oliviers. La villa, c'est votre point de chute pour rayonner dans tout l'Ouest-Var — et pour ceux qui, comme moi enfant, ont la mer dans le sang, c'est aussi le début d'une histoire.

FAQ — Île des Embiez en pratique

Comment aller à l'île des Embiez depuis Sanary ?

En été, navette maritime directe depuis le port de Sanary. Hors saison, rejoignez le port du Brusc à Six-Fours-les-Plages (10 min en voiture), puis traversée de 12 min, disponible toute l'année, 7j/7.

Combien de temps faut-il pour faire le tour de l'île des Embiez à pied ?

Le sentier du littoral fait 6 km pour un dénivelé de 56 m. Comptez 1h30 à 2h de marche tranquille, davantage si vous vous arrêtez pour nager dans les criques.

Peut-on faire de la voile aux Embiez ?

Oui. La base nautique Nautic Passion, au nord de l'île près de la plage des Salins, propose cours et locations de catamarans, kayaks et paddles. Le Yacht Club des Embiez organise également des régates et sorties conviviales depuis 1960.

L'île des Embiez est-elle adaptée aux enfants ?

Tout à fait. Le sentier est sans voiture, facile et balisé. Les criques de la côte ouest sont bien abritées du vent. Prévoir chaussures légères, crème solaire et eau fraîche.

Prêts à poser les voiles sur les Embiez ? La villa est votre base idéale pour une semaine dans l'Ouest-Var. Réservez la Villa des Oliviers et mettez les Embiez au programme dès le premier matin.

Contactez-nous
Merci pour votre demande de réservation !

Nous reviendrons vers vous dans les plus brefs délais.
Oops! Une erreur est survenue à l'envoi du formulaire :(

Une location saisonnière au juste prix.

A partir de 4 500 euros / semaine.